Institut Notre-Dame Jacobs Procession

Projet pédagogique

jeudi 22 octobre 2015 par Les directions

Projet pédagogique du Pouvoir Organisateur de l’Institut Notre-Dame -Anderlecht-

Le Projet pédagogique de l’ASBL Institut Notre-Dame pour l’enseignement fondamental et secondaire s’appuie sur les valeurs proposées dans son Projet éducatif et le traduit dans des options pédagogiques et méthodologiques en accord avec le Projet pédagogique proposé par le Réseau de l’Enseignement catholique.

Développer des stratégies d’apprentissage efficaces et variées

En matière d’accompagnement méthodologique, un des principaux écueils serait de considérer qu’il existe une seule « bonne » stratégie. En effet, une stratégie efficace pour un élève ne l’est pas nécessairement pour un autre. Il existerait autant de profils d’apprenant que d’élèves. De plus, la diversité des contextes d’apprentissage est telle qu’une stratégie, pour être efficace, doit s’adapter aux différents éléments du contexte : le contenu, les conditions d’enseignement, l’évaluation, l’âge, la motivation...

Pratiquer la différenciation

Chaque élève appréhende les choses de manière spécifique. Devant cette diversité, il est important que les approches pédagogiques soient différenciées, qu’elles impliquent tour à tour les intelligences multiples, les différents sens, qu’elles varient les supports, les rythmes d’apprentissage, les types d’appréhension et d’expression. Cette prise en compte de chacun n’est pas sans limite et le degré d’hétérogénéité soutenable et praticable pédagogiquement n’est pas infini. Il y a donc un nécessaire et difficile compromis à trouver entre la prise en compte des individus et la gestion du collectif.

Considérer le simple et le complexe

Les trois moments de l’apprentissage (contagion, apprentissage, entraînement) s’inscrivent-ils dans une chronologie « obligée » ? Marcel Crahay (2008), après avoir défendu la nécessité de démarrer systématiquement les apprentissages à partir de situations complexes, estime aujourd’hui que les élèves les plus faibles obtiendraient de meilleurs résultats lorsque l’enseignement est structuré et qu’il procède par une décomposition en habiletés préalables. L’organisation des séquences d’apprentissage peut se concevoir selon des modalités différentes, partant du complexe vers le simple et vice versa. L’essentiel est que l’élève prouve tant la maitrise des savoirs, des savoir-faire que sa capacité de les mettre en lien. Soulignons également l’importance que les apprentissages aient du sens et soient mis en lien avec des situations significatives pour les élèves dans le respect de leurs diverses cultures. La prise en compte des réalités de chaque élève ne peut cependant se faire au détriment de la transmission d’un socle culturel commun essentiel au vivre-ensemble.

Varier la gestion du temps scolaire

Pour respecter le rythme d’investissement en énergie des élèves, il est important de ne pas vivre toute la journée — toute la semaine — avec la même intensité, avec l’exigence d’un même effort. Il est souhaitable de partager le temps scolaire entre des activités de statuts différents. Cette gestion du temps peut se décliner en trois grands axes. Le premier de ces axes est celui du développement personnel, qui est prioritairement celui de l’apprentissage Le deuxième axe est celui de l’implication dans le milieu et propose aux élèves de mener des productions et des projets culturels, sociaux ou ludiques à court, moyen ou long terme. Ces activités sont particulièrement importantes pour donner du sens et susciter la motivation des élèves. Elles alimentent également l’axe du développement personnel. Enfin, l’axe de la gratuité offre un espace essentiel pour permettre à l’élève de vivre un temps d’arrêt et de recul par rapport à son activité scolaire. C’est un moment privilégié pour apprendre à gérer son temps, non seulement dans un but utilitaire, mais également pour prendre le temps de savourer les richesses de la vie comme la rencontre de la poésie, de la musique et de l’art. C’est aussi le moment de faire l’expérience de démarches spirituelles, religieuses et philosophiques.

Développer les compétences transversales

Les compétences transversales relèvent plutôt du domaine des manières que de celui des matières. Il est sans doute impossible d’exercer une compétence transversale sans contenu et, par ailleurs, on ne peut travailler un contenu sans partiellement exercer des compétences transversales. En effet, elles se déploient à travers les divers domaines d’apprentissage et sont complémentaires. Leur développement est un processus évolutif qui ne se construit pas exclusivement dans le contexte scolaire. Elles considèrent les démarches mentales, les manières d’apprendre et les attitudes relationnelles. Elles peuvent être organisées selon quatre catégories :
  les compétences d’ordre intellectuel définissent un rapport actif au savoir. Elles incitent au dépassement de la mémorisation superficielle des contenus dépourvus de compréhension. Elles nécessitent ouverture d’esprit, curiosité intellectuelle, sens de l’effort et de la rigueur. Elles correspondent aux démarches mentales suivantes : saisir et traiter l’information, résoudre des problèmes ; favoriser la métacognition et les échanges ;
  les compétences d’ordre méthodologique permettent la pratique de méthodes de travail efficaces. Elles développent des attitudes d’autonomie, de responsabilisation, de discipline et de rigueur ;
  les compétences d’ordre personnel et social soutiennent la construction identitaire, l’exploitation des ressources personnelles dans le respect des autres, la prise de conscience de sa place parmi les autres. L’interaction permet collaboration et coopération au profit d’un travail collectif ;
  les compétences de l’ordre de la communication impliquent une clarification de l’objet à communiquer, le choix d’un mode de communication approprié et un entrainement à la réalisation de l’expression orale et écrite avec un support sélectionné en fonction du contexte.

Assurer la continuité des apprentissages

Tant le décret « Missions » que le décret « École de la réussite » prévoient la mise en place d’un dispositif qui permette à l’élève de parcourir sa scolarité de manière continue, à son rythme. Apprendre nécessite du temps et construire des compétences est un processus lent et complexe exigeant plus d’une année scolaire. Dans les cycles ou dans les degrés, les enseignants organisent les séquences d’apprentissage de manière à faire progresser chaque élève à partir de ce qu’il a déjà acquis en s’aidant du dossier de l’élève, des fiches d’évolution et des différents référents construits en continuité.

Pratiquer l’évaluation formative

Dans une tâche élémentaire comme dans une tâche de mise en lien ou globale, chaque erreur est une indication importante à relever par l’enseignant. L’évaluation formative révèle l’acquisition ou non d’un savoir, d’un savoir-faire ou d’un savoir-être. L’erreur exprime la représentation personnelle de l’élève. La confrontation des représentations multiples des élèves permet l’ajustement utile pour chacun d’eux. À l’école, l’élève n’apprend pas pour être évalué, mais l’évaluation de ce qu’il produit est nécessaire afin d’organiser, pour lui, les séquences d’apprentissage les plus appropriées. Évaluer le travail produit par un élève consiste à prélever des indications pour l’aider, avec le plus de pertinence possible, à améliorer la qualité de sa production et à percevoir son niveau de maîtrise. Trois démarches d’évaluation sont à distinguer :
  l’évaluation formative : l’évaluation effectuée en cours d’activité et visant à apprécier le progrès accompli par l’élève et à comprendre la nature des difficultés qu’il rencontre lors d’un apprentissage ;
  les épreuves à caractère sommatif : épreuves situées à la fin d’une séquence d’apprentissage et visant à établir le bilan des acquis des élèves ;
  l’évaluation certificative.

Exercer un métier collectif

Les enseignants, avec la direction et tous les partenaires de l’école, sont solidairement responsables de leur mission au service des élèves. La collaboration de tous est requise pour aider chaque élève à développer les mêmes compétences de 2 ans et demi à 18 ans et pour assurer son développement global, à la fois intellectuel, affectif, psychologique et moteur. Cela n’est possible que grâce à un travail de concertation permanent entre les enseignants au sein de l’équipe éducative. Les échanges et partages au sein d’un même cycle et d’un cycle à l’autre sont les atouts d’une réelle continuité des apprentissages organisés. Celle-ci incite chaque enseignant à ne pas considérer sa profession comme un engagement individuel face à ses élèves mais bien comme un investissement dans les aspects collectifs de son métier.


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